Dans un premier temps, la pièce est tournée à la main ou bien patiemment modelée selon les méthodes traditionnelles. Après un lent séchage, la pièce est cuite au four électrique à 1015°C. À sa sortie du four, la faïence blanche sera prête à être enfumée. Du bran de scie et des copeaux de bois choisis sont déversés à travers les céramiques dans l’enfumoir. Le feu très lent, étouffé qui se consumera pendant deux ou trois jours dessinera sur l’œuvre des motifs inusités aux couleurs de terre.

Pour obtenir des bruns pâles, il faut une combustion assez rapide, pour les noirs, une combustion très lente et finalement pour les gris et les blancs, une combustion avec présence de flammes. Qui dit flammes, dit appel d’air. Et cet air vient de l’extérieur du four, donc il est froid, d’où une perte innombrable de production due au choc thermique.

Une fois ce problème réglé, je construis un immense enfumoir à l’aide d’un réservoir d’huile de 200 gallons, doté d’une cheminée et d’un contrôle d’entrée d’air. Je peux me lancer dans une nouvelle aventure que fut la création des grandes coupes.